Pour faire vivre la démocratie
15 Décembre 2014
« Vendredi dernier, un million et demi d’Italiens ont défilé et 60 % des salariés ont cessé le travail à l’occasion d’une grève générale déclenchée par les centrales syndicales contre le budget 2015 et une « réforme » du marché du travail. Aujourd’hui, c’est toujours contre l’austérité, et le recul de l’âge de la retraite à 67 ans, qu’a lieu une grève générale extrêmement suivie en Belgique. »
Il est temps, en France de prendre le relais même si on peut regretter qu’il n’existe pas un grand mouvement populaire européen unitaire pour dénoncer et faire reculer les mesures d’austérité qui s’abattent sur la plupart des pays européens et conduisent à une régression sociale sans précédent.
Comme le dit Gérard Filoche : « Jamais sans doute, un gouvernement issu de la gauche n’a osé proposer une loi aussi rétrograde, libérale, en tout point destructrice des droits des salariés. »
Il est plus qu’urgent de se mobiliser contre ce projet de loi dérégulant les lois du travail et dont les soi-disant effets attendus sur l’emploi ne se réaliseront jamais.
Bien sûr, nous nous réjouissons que de nombreux élus parlementaires de gauche et des "frondeurs socialistes" se déclarent contre le projet de loi Macron… Mais cela est insuffisant et il est de notre responsabilité de créer un rapport de force dans la rue pour faire reculer le gouvernement et le faire renoncer à une loi dont se réjouit d’avance le président du MEDEF, M. Pierre Gattaz
Les Belges et les Italiens nous ont montré l'exemple et c'est à nous maintenant de créer, ici en France cette forte mobilisation sociale contre le projet de loi Macron et l'austérité. Celle-ci commence dès demain mardi 16 décembre à Paris à 11 heures à l'appel de la quasi-totalité des syndicats du commerce. Mais ceci ne peut et ne doit être que le début d'une forte mobilisation qui, seule, sera capable de faire reculer le gouvernement.