Pour faire vivre la démocratie
26 Octobre 2015
Aujourd'hui, nous revenons sur le TAFTA car il est utile de remettre l’ouvrage sur le métier quand on sait l’importance du sujet et la menace que fait peser le Grand Marché Transatlantique sur le futur de nos régions et de nos communes.
La mobilisation dans toute l’Europe se poursuit et prend une nouvelle ampleur. Une mobilisation qui rend compte de la prise de conscience grandissante des « citoyens » et des élus.
De nombreuses collectivités et villes se sont déclarées récemment « Zone Hors Tafta ». Comme l'écrivent Amélie Canonne et Johan Tysler dans le Monde Diplomatique d’octobre 2015, si « le vote d’une résolution de zone hors tafta ne protègera pas son territoire des dangers du GMT[…], la motion « Zone Hors Tafta » permet de sensibiliser les élus et d’amorcer la mobilisation autour des questions très sensibles pour les municipalités : la préservation de l’emploi, la protection des services publics ou de l’environnement, l’irruption des entreprises américaines sur les marchés publics locaux…[…) »
Alors qu’actuellement la Commission européenne continue de négocier dans le secret, nous devons créer le rapport de force qui obligera le Conseil des Chefs d’Etat à stopper les négociations.
La coopération entre les mouvements s’organisent et la résistance a pris de nouvelles formes. "Comme par exemple l’initiative collective européenne (L’ICE) présentée en juin 2014 à la commission européenne. L’ICE est un dispositif permettant à des citoyens d’inviter la Commission européenne à soumettre au Conseil et au Parlement européens une proposition d’acte juridique sur un sujet à condition de rassembler 1 million de signatures dans au moins 7 pays."
Après un premier refus de la Commission sous prétexte que l’ouverture des négociations n’était pas un acte juridique, les initiateurs de l’ICE ont décidé de continuer à se battre et de réunir 3 millions de signature en un an.
Ce qui a été fait ce mois-ci. L’alliance citoyenne vient de remettre à la Commission européenne 3,2 millions de signatures dans le cadre d'une nouvelle semaine d'actions.
La mobilisation « Zone hors Tafta » à ce jour :
· L’Allemagne compte 228 zones Hors Tafta, dont les villes de Cologne, Leipzig, Munich…
· L’Autriche compte 260 municipalités Hors Tafta…
· La Belgique 82 communes dont Bruxelles…
· Le Royaume-Uni 21 villes et comtés dont Edimbourg et Bristol...
· En Italie, Milan et Ancône se sont déclarées Hors Tafta…
· La France, quant à elle compte plus de 450 collectivités Hors Tafta…
Près de chez nous, le Conseil départemental de l’Hérault a fait une demande de mise en dehors de la Zone Tafta, Mèze, Bédarieux, Minerve, Olonzac sont en zone Hors Tafta. La Région Midi-Pyrénées est en zone de vigilance…
Malgré cette forte mobilisation, il est nécessaire de poursuivre et amplifier le rapport de force. A Portiragnes, nous ne renonçons pas à faire entendre notre point de vue et nous mettrons tout en oeuvre pour que notre commune se déclare « Hors Zone Tafta ».
« Ce vendredi 23 octobre marque la clôture de la 11e session de négociations du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis (TAFTA). Cette session se voulait déterminante pour l’avancée des négociations.
Les deux parties ont échangé leurs nouvelles offres respectives de libéralisation des droits de douane. Alors que Bruxelles avait renvoyé l’offre initiale de Washington en 2013, l’estimant très insuffisante, les négociateurs européens sont revenus avec de nouvelles concessions sans même attendre la nouvelle proposition des États-Unis. L’UE propose de libéraliser 97% de ses lignes tarifaires ! Soit un niveau très élevé de suppression des droits de douane – 1% de plus que sa proposition de 2013 – et une marge de manœuvre dérisoire pour la mise en œuvre de politiques économiques. »
Sources :
Le Monde Diplomatique/Ces européens qui défient le libre-échange-octobre 2015
Site officiel du collectif national unitaire stop TAFTA