Pour faire vivre la démocratie
29 Février 2016
Le recul de la présentation de la loi travail au conseil de ministre du 24 mars est réjouissant et prouve s'il en était besoin que, comme dans toutes les batailles politiques, ce qui compte, c'est le rapport de force. La forte mobilisation qui s'est manifestée ces derniers jours dans les réseaux sociaux autour de la pétition, les prises de position au sein même du PS, l'appel à la grève générale du 9 mars sont des signes encourageants qui ont visiblement fait reculer le gouvernement. Mais pour combien de temps ? Nul doute que Valls n'a pas l'intention d'abandonner son projet. S'il est prêt à concéder quelques miettes ou le revoir à la marge, pour autant, il ne peut guère reculer et renoncer à cette loi, à moins d'y être contraint par l'opiniâtreté et la force de l'opposition.
Toujours est-il qu'il va mettre à profit le report pour essayer de désamorcer l'opposition via une nouvelle stratégie avec l'aide de Macron (Khomri-un peu) et l'appui de Hollande (dans quelle mesure ?). Une stratégie qui sera à coup sûr multiforme :
Un arsenal de moyens connus contre lequel il va falloir faire front si nous voulons que Vals abandonne définitivement ce projet de loi que Gérard Filoche (voir ci-dessous) qualifie de "contrerévolution " et "de rupture historique et juridique".
Aujourd'hui, en plus de la mobilisation inédite sur internet, ce qu'il y a de "formidable" c'est la mobilisation des organisations syndicales des lycéens et des étudiants qui ont très bien analysées le projet de loi et le modèle social qu'on voulait leur imposer.
De cette mobilisation sont nées les initiatives que nous connaissons : appel à la grève générale le 9 mars, travail d'éducation populaire sur les réseaux sociaux, etc.
Maintenant, on ne peut en rester là et on attend que les organisations syndicales des salariés et des travailleurs comme les partis politiques rejoignent et amplifient le mouvement en train de naître. Cela demandera certainement de taire les divergences, mais le mouvement dans les jours à venir aura du mal à se passer du potentiel et de la force que représentent les syndicats et les partis politiques.
Personne n'a d'ailleurs intérêt à tergiverser. Car le mouvement né autour de cette bataille pour un modèle social et le code du travail, est prioritaire. Il y a urgence. Ce combat dépasse tous les positionnements politiques en vue des prochaines batailles électorales. L'application de la loi Travail serait une catastrophe pour tous et signifierait l'entrée immédiate dans l'ère nouvelle de l'asservissement et la soummission des individus aux patrons et à l'entreprise. Si nous ne voulons pas de cela c'est aujourd'hui qu'il faut se battre.
9/03 GRÈVE GENERALE Nous exigeons le retrait de la loi "travail" | Facebook
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