Pour faire vivre la démocratie
20 Février 2016
Incroyable mais vrai. Les socialistes achèvent de faire le boulot de la droite et déconstruisent le code du travail en même temps qu'ils enterrent les 35 heures. De quoi réjouir Gattaz qui n'en demandait pas tant et qui applaudit des deux mains la généralisation de la précarisation et le coup porté aux salariés avec la quasi liberté donnée aux entreprises de licencier comme elles le veulent.
« Il faut repenser les sécurités individuelles », «On ne peut pas avoir une sécurité professionnelle qui fonctionne de la même façon qu’en 1945, il faut l’individualiser davantage ».
Dans ce contexte, les verbes "repenser" et "individualiser" signifient plus simplement : abandonner les protections sociales et syndicales afin de casser les dernières possibilités de défense collective des salariés et des employés.
Le code du Travail n'est pas un carcan rigide empêchant créations d'entreprises, embauches et croissance. Cette affirmation est un mensonge qui ne repose sur aucune étude sérieuse. Preuve en est que l’OCDE, elle-même l'a reconnu après l'analyse des pratiques au sein des pays membres : une législation protectrice des salariés n’influe pas sur la destruction ou la création de postes.
Les médias ne nous en parlent rarement, mais en France, chaque année, il y a 500 accidents mortels au travail, 700 suicides, 650 000 accidents avec arrêts...On n'ose imaginer quelle sera l'ampleur de la précarité et de la misère si cette loi du travail, par malheur, entre en vigueur.
Le combat à mener contre ce projet de loi est une priorité. Les syndicats, les mouvements de citoyens et les partis de gauche, après les analyses et les prises de position, doivent sans attendre se mobiliser et rassembler toutes leurs forces pour faire front et empêcher l'application de cette loi du travail.
...à suivre
à relire l'Edito de la Lettre de Capa A Gauche/octobre 2015
Lien sur la pétition : Loi Travail : non, merci !
Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées
Vidéo produite par les socialistes en 2006 dénonçant les attaques de la droite contre le code du travail.