Pour faire vivre la démocratie
15 Septembre 2012
C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut changer. Pour le dire autrement :
« Le vrai changement ça doit être maintenant ». La ratification par le parlement du «Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance» programmée au 20 septembre ne rompt pas avec la politique d’austérité mise en oeuvre en Europe par les tenants d’une orthodoxie libérale conduite par l’Allemagne et sa chancelière. Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict. Il n’est pas besoin de modifier la Constitution pour ratifier le Traité qui établit la «Règle d’or» sur les déficits. Une loi organique suffira… Mais cela ne changera rien aux conséquences dramatiques et à la perte de souveraineté fiscale que va entraîner la ratification du TSCG. Ce nouveau traité crée un nouveau cadre libéral aux contraintes difficilement applicables et supportables pour les pays européens et les peuples.
Lorsque le déficit d’un pays dépassera 3% du Produit Intérieur Brut et une dette supérieure à 60% du PIB, le pays en question devra soumettre au Conseil constitutionnel et à la Commission européenne un programme de réformes structurelles dont on peut déjà deviner le contenu : réforme du marché du travail, nouvelle remise en cause des retraites, réductions salariales, baisse des budgets sociaux...En bref un super plan d’austérité promis aux peuples des pays déjà touchés par une crise sans précédent.
Pour notre part, nous pensons que la non ratification du Traité par les parlementaires créerait un fait politique majeur qui obligerait à l’indispensable abandon du traité actuel et marquerait le début du vrai changement.
CAP A GAUCHE