Pour faire vivre la démocratie
26 Novembre 2014
Article dans le Midi Libre en date du 26/11/2014
Marylène Appert-Collin, correspondante du Midi Libre pour Portiragnes
L'association « Cap à Gauche » a convié les portiragnais de tout bord à venir réfléchir, lors d'une réunion citoyenne, à ce qu'implique pour eux le concept de démocratie et aux moyens qu'ils préconisent pour que s'instaurent de vrais débats lors des conseils municipaux.
L'opposition, Philippe Noisette à droite, Luc Leboucher à gauche, représentent en effet 55,56% des voix portiragnaises et portent à eux deux les électeurs des 4 listes présentées aux élections municipales face à la liste de Gwendoline Chaudoir. Il y avait, vendredi, des représentants de ces 4 listes, tous d'accord pour travailler avec la mairie et non contre, systématiquement, comme semble le penser la majorité. Luc Leboucher, président de l'association, a dressé le bilan de leurs désillusions. La première concerne la volonté de la majorité de ne pas présenter l'opposition aux employés municipaux. La deuxième, c'est la présentation du budget 2014 déjà ficelée, très technique et touffue et résolument impossible à débattre. Il aurait été tellement plus clair de donner les 4 ou 5 grandes lignes significatives.Et la troisième, c'est l'exclusion de toute représentation dans les différents organismes communaux et les diverses commissions, supprimées depuis les élections, accessibles seulement à la majorité élue qui travaille toute seule. L'opposition se retrouve toujours sous tension, avertie 3 jours avant le conseil municipal de l'ordre du jour, elle n'a que très peu de temps pour saisir et analyser les quelques documents qu'on lui envoie. D'une façon plus générale, Luc Leboucher déplore cette césure entre citoyens et affaires publiques qui engendre méfiance et frustration, voire même un rejet des politiques à la longue,et ne pouvant déboucher que sur le populisme.
La mise en place de conseils consultatifs concernant le quartier Sainte Anne par exemple et l'apport conséquent d'une population qui nécessite des infrastructures, ainsi que d'un comité de quartier en lien avec celui de la plage qui le réclame, favoriserait l'implication de tous.